Le rôle des parents est en fait multiple:
Il peut être bien de mettre un panier ou une boîte où tout le monde dépose son écran (oui, aussi les parents). Une étude a démontré que la simple présence d'un natel dans la pièce perturbe les pensées.
Pour accompagner progressivement les enfants avec les écrans, il est préconisé de suivre ces étapes:
La naviguation sur internet s'introduit pas à pas jusqu'à une autonomie en sécurité.
Il est important de faire la distinction entre consommation et utilisation. Il ne faut pas oublier que les écrans peuvent être des outils ou des aides.
On peut aussi mettre une limite du nombre d'heures d'écrans par semaine correspondant à l'âge.
Il peut être bien de poser un cadre précis par écrit, contenant:
On peut aussi vérifier l'historique (navigation ou autre) seul ou avec l'enfant pour en discuter. Il peut être intéressant de tester les sites que l'on ne connaît pas. Pour les plus techniques, on peut vérifier l'historique du routeur internet à la maison. (Cela n'est évidemment pas possible ailleurs.) Certains wifi (comme à l'école) peuvent être protégé, mais attention car les enfants peuvent aussi accéder à des wifis publics...
Limiter l'accès n'est pas une bonne solution car les enfants arrivent toujours à trouver un moyen de contourner. Attention aux soi-disants contrôles parentaux. Les enfants peuvent trouver rapidement des tutoriels pour les cracker (google, youtube...).
Comment se rendre compte si l'enfant passe trop de temps sur son écran?
Lorsque les écrans empêchent les activités en famille, cela devient un problème. La moitié des enfants qui ont un smartphone l'utilise la nuit. Il faut avoir conscience que les enfants qui ont un smartphone montrent des choses à ceux qui n'en ont pas.
Les malentendus numériques:
Il y a différents dangers qui varient selon l'utilisation et la consommation d'internet:
Dans les jeux online, attention aux autres qu'on rencontre (chat...).
Attention aux internautes qui proposent des rencontres dans la vraie vie, il peut souvent s'agir d'un pédopiègeage.
Quand on rencontre des gens en ligne, on utilise un pseudonyme, jamais notre vrai nom. Et on ne communique pas non plus notre adresse ou notre photo. Ne pas rencontrer en vrai des gens que l'on ne connait qu'en ligne.
Whatsapp et compagnie: conditions générales disent au moins 13 ans (peut changer) mais possible avec accord parental. Aucune loi pour réglementer cela (2026-01-27).
Quand on fait un compte privé sur un réseau social, il faut être conscient de qui est dans la communeauté de gens ayant accès.
Trend/challenge: attention car certains sont dangereux, et la pression sociale peut pousser les enfants à essayer.
Il peut être bon de limiter les réseaux sociaux. Leurs algorithmes sont performants et veulent nous procurer de la dopamine. Si on en abuse, cela peut mener à des dysfonctions, voire addiction et dépression.
Le lobe préfrontal est responsable d'encadrer la circulation de la dopamine. Mais il ne devient mature que vers 18-25 ans.
Les influenceurs sont payés:
Les photos que l'on poste peuvent être réutilisées, il n'y a pas de droits (copyright) sur ce qu'on publie.
Sur certains réseaux sociaux qui utilisent la localisation de l'appareil, les amis peuvent nous localiser.
Snapchat donne l'illusion que c'est temporaire, mais les servers conservent les images, et les amis peuvent faire des captures d'écrans.
Whatsapp peut avoir beaucoup de notifications, ce qui peut devenir une source importante de distractions, pas toujours utiles ni bonnes;
Les réseaux peuvent devenir une perte de temps et avoir un impact addictif, social, et cela peut devenir un cercle vicieux.
Les réseaux ont des algorithmes qui ont un mécanisme fonctionnant sur la récompense. Cela peut aussi paraître un bon moyen de fuire des problèmes.
Les réseaux ont une grande influence sur la construction de l'image de soi. Les gens utilisent beaucoup de filtres pour para'ître mieux. L'IA permet aussi de modifier et générer des photos.
On voit les activités des amis (vacances, restaurant...) y compris des influenceurs. On peut facilement se dire qu'ils ont une vie plus intéressante que nous.
Il faut se méfier des gens qu'on rencontre online et qu'on ne connaît pas dans la vraie vie (IRL).
Quelques astuces pour guider les enfants dans leur apprentissage des réseaux sociaux:
Il est important d'encourager l'esprit critique chez l'enfant. Quand on cherche ou parcourt aléatoirement des posts, il y a toujours l'algorithme qui travaille derrière et qui veut nous garder le plus longtemps possible.
Il faut discuter de ce qui est vraiment important dans la vie (santé, famille, etc.). Discuter de l'impact des likes sur l'enfant.
Le harcèlement n'existe qu'avec l'effet de groupe. Si le groupe soutient la victime, il n'y a plus de harcèlement. Le harcèlement se développe grâce au silence. Tout le monde est impliqué: bourreaus, victimes ET témoins! Il faut parler tout de suite sinon on devient complice.
Il faut avoir conscience que nos besoins ne sont pas les mêmes que ceux de l'enfant. Il est important de parler avec l'enfant. On peut lui dire qu'on se fait du souci, lui demander de quoi il a besoin. On se positionne clairement. On peut demander de l'aide extérieure au besoin. On peut envisager de déposer une plainte, mais cela peut tout aussi bien empirer la situation.
Il est aussi important d'en parler si l'enfant est témoin d'intimidations.
L'enfant peut avoir plein de raisons de ne pas en parler:
L'enfant peut montrer certains signes qu'il y a du (cyber-)harcèlement:
Les sentiments de l'enfant peuvent être:
Le code pénal s'applique dès 10 ans. En suisse, le cyber-harcèlement n'est pas en tant que tel couvert par le code pénal. En revanche, le code pénal couvre différentes infractions qui peuvent concerner le cyber-harcèlement. Quelques exemples:
En tant que parent, on peut aider notre enfant:
En tant que parent, on a très envie de confronter l'auteur, mais cela pourrait tres bien empirer la situation. Il n'est pas conseillé de le faire.
Pour amener l'enfant à nous parler, il ne faut pas entrer dans le vif du sujet. Il faut essayer de l'amener avec des questions détournées. On peut proposer d'appeler le 147 pour parler avec des adultes qui ne sont pas en lien avec la famille. Il est important de toujours montrer de l'intérêt en posant des questions et en proposant de l'aide.
Attention aux émotions des parents, elles peuvent avoir un effet négatif sur la soituation et les discussions.